Ce guide pas à pas vise à aider à comprendre la portée de la loi du 13 mai 2025 relative aux frais bancaires pour les petites successions. Il explique comment vérifier si une succession peut être exonérée, quelles démarches entreprendre pour demander la réduction ou la suppression de frais et comment contester une facturation considérée comme injustifiée. Vous y trouverez des modèles de courriers, la liste des pièces à réunir, un comparatif indicatif des pratiques bancaires et les recours possibles. L’objectif : permettre à chaque héritier de mieux appréhender ses droits, même sans compétence juridique particulière, dans le cadre du dispositif applicable à compter de novembre 2025.
Ce qu’il faut retenir (résumé rapide)
La réforme de 2025 vise à harmoniser le traitement des frais bancaires liés aux successions. Le principe : exonération possible pour les « petites successions » et plafonnement réglementaire dans les autres cas. L’objectif est de prévenir les prélèvements excessifs et d’assurer un traitement plus uniforme entre les établissements. Bien connaître les seuils, les exceptions et les bons réflexes à adopter peut aider à sécuriser les démarches dès le décès d’un proche et à limiter les erreurs administratives. Pour mieux anticiper ces aspects financiers, un compte de paiement comme BLING (IBAN FR, suivi en temps réel, sans frais cachés) peut offrir une vue claire des mouvements et aider à stabiliser son budget, avec un tarif fixe de 9,99 €/mois.
Seuils et effets immédiats de la loi
- La loi n°2025‑415 du 13 mai 2025 prévoit la suppression de certains frais bancaires de succession pour les situations modestes, selon les seuils fixés par décret.
- Le décret n°2025‑813 du 13 août 2025 précise les modalités d’application, les seuils retenus et les délais de mise en œuvre.
- Les cas d’exonération sont déterminés en fonction de la composition du patrimoine, du montant des avoirs et de certaines situations particulières mentionnées dans les textes officiels disponibles sur Legifrance.
Cas où l’exonération s’applique
- Successions dont l’actif brut est inférieur au seuil fixé par la réglementation en vigueur.
- Situations simples : absence d’indivision, de contestation ou de comptes à l’étranger.
- Autres successions pouvant bénéficier d’un plafonnement des frais, selon les conditions prévues par la loi. Pour gérer sa trésorerie pendant ces démarches, l’avance d’argent sans frais, jusqu’à 100 €, sous réserve d’éligibilité, proposée par BLING peut constituer une solution souple : décision en quelques minutes et remboursement flexible (max 62 jours, après validation des critères d’éligibilité). Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. Chez BLING, les avances sont proposées afin d’accompagner chaque utilisateur dans la limite des critères d’éligibilité et sans frais supplémentaires.
Actions prioritaires pour l’héritier
- Recenser les comptes et produits bancaires bloqués à la date du décès.
- Réunir les pièces clés : acte de décès, justificatif de qualité d’héritier, copie de la pièce d’identité.
- Contacter le service succession de la banque et adresser une demande écrite en s’appuyant sur les références légales disponibles. Une bonne pratique consiste aussi à utiliser un outil de suivi clair comme celui du compte de paiement BLING pour conserver la trace des opérations et s’assurer que les sommes sont correctement réparties.
Que dit la loi et quelles références consulter
Cette partie présente les bases juridiques à connaître avant toute démarche liée à la loi du 13 mai 2025.
La réforme de mai 2025 repose sur une modification du Code monétaire et financier et sur un décret d’application précisant les seuils et plafonds applicables. Ces textes constituent la base à consulter pour toute vérification. Pour connaître précisément vos droits, il est conseillé de consulter les versions en vigueur publiées sur le site Legifrance ainsi que les informations pratiques sur le site du Service public.
Texte clé : loi n°2025‑415 du 13 mai 2025 et décret n°2025‑813
- La loi encadre les frais liés à la gestion des successions et ajoute un article spécifique au Code monétaire et financier.
- Le décret d’application du 13 août 2025 fixe les seuils d’exonération, les plafonds de frais et les délais d’adaptation applicables aux établissements concernés.
- Ces textes sont consultables sur Legifrance.
Nouvel article du Code monétaire et financier (L.312‑1‑4‑1) — portée générale
- Il définit les conditions dans lesquelles les frais peuvent être supprimés ou plafonnés pour les successions de faible montant.
- Il s’applique à l’ensemble des comptes et produits financiers détenus en France par le défunt.
- Des exceptions peuvent concerner certaines successions internationales ou sous tutelle.
Liens officiels à vérifier
- Consulter la fiche dédiée sur Service‑public.fr.
- Vérifier sur Legifrance le texte complet de la loi n°2025‑415 et du décret n°2025‑813.
- Consulter la Banque de France pour les précisions générales sur l’encadrement des frais bancaires.
Que faire concrètement pour obtenir la suppression
Cette section décrit la méthode à suivre pour faire valoir ses droits après un décès.
Pour bénéficier d’une exonération ou d’un plafonnement, il convient de suivre la procédure habituelle : réunir les pièces, contacter la banque, envoyer la demande, conserver les justificatifs et, si nécessaire, exercer un recours. Il est conseillé d’agir sans attendre, car les établissements appliquent un calendrier de traitement après le décès. Un échange clair et documenté augmente les chances d’obtenir une réponse favorable.
Checklist des pièces à préparer
- Acte de décès du titulaire du compte.
- Justificatif de la qualité d’héritier : acte de notoriété ou certificat d’hérédité.
- Relevés de comptes et liste des produits bancaires concernés.
- Pièce d’identité et justificatif de domicile de l’héritier.
- Courrier signé de demande d’exonération mentionnant la référence à la loi.
Interlocuteurs et l’ordre des démarches
- Constituer le dossier complet avec les pièces justificatives.
- Contacter le service succession ou l’agence concernée.
- Envoyer la demande d’exonération par lettre recommandée avec accusé de réception.
- En cas d’absence de réponse ou de refus, saisir le médiateur bancaire.
Modèle de courrier de demande d’exonération
- Objet : Demande d’exonération ou de plafonnement des frais bancaires pour succession.
- « Madame, Monsieur, je soussigné(e) [Nom, prénom], héritier(ère) du défunt [Nom, prénom], vous adresse les pièces justificatives jointes. En référence à la loi n°2025‑415 et au décret n°2025‑813, je sollicite l’application du dispositif relatif aux frais bancaires de succession. Je vous remercie de bien vouloir me confirmer par écrit la prise en compte de ma demande et le détail des frais éventuellement applicables. »
Script d’appel téléphonique pour la banque
- Présentez‑vous et précisez votre lien de parenté avec le défunt.
- Demandez à parler au service successions ou à obtenir la référence du dossier.
- Indiquez que vous souhaitez connaître les conditions d’exonération prévues par la loi n°2025‑415.
- Notez les coordonnées de votre interlocuteur, la date, l’heure et demandez une confirmation écrite de l’échange.
Cas pratiques chiffrés et comparatif des pratiques bancaires
Chaque situation successorale peut donner lieu à un traitement différent. Certains produits (notamment les assurances‑vie à bénéficiaires désignés) ne relèvent pas directement du dispositif encadrant les frais bancaires de succession. Les exemples ci‑dessous illustrent de manière indicative les effets possibles de la réforme. Il convient de vérifier les barèmes précis auprès de la banque concernée.
Fiches « cas d’usage » : exemples chiffrés
- Compte courant seul : succession de 3 200 € → exonération possible selon le seuil réglementaire.
- Compte joint : seuls les avoirs appartenant au défunt sont pris en compte.
- Assurance‑vie : les contrats à bénéficiaires désignés ne sont généralement pas soumis aux frais de succession.
- PEA/compte‑titres : soumis aux règles de plafonnement prévues par la réglementation.
Exemples chiffrés avant/après l’entrée en vigueur
- Cas A : avoirs 4 200 € → avant : frais d’environ 80 € ; après : exonération possible selon les critères réglementaires.
- Cas B : avoirs 20 000 € → avant : frais variables selon l’établissement ; après : application du plafond légal précisé dans le décret.
- Les montants sont indicatifs et peuvent varier selon les conditions internes de chaque établissement.
Comparatif synthétique des pratiques des principales banques (exemples)
| Banque (exemple) | Frais avant réforme | Frais après réforme | Application du dispositif |
|---|---|---|---|
| Banque A | 250 € | 0 € si petite succession | Exonération possible |
| Banque B | 400 € | 200 € | Plafond réglementaire appliqué |
| Banque C | jusqu’à 850 € | 850 € max | Conforme au plafond réglementaire |
Recours et actions en cas de facturation abusive
Cette section aborde les solutions possibles si des frais semblent non conformes au dispositif légal.
Si la banque prélève des frais jugés injustifiés, plusieurs recours existent. La médiation bancaire permet souvent un règlement amiable. En cas d’échec, une action devant le tribunal judiciaire peut être envisagée, à condition de disposer d’un dossier complet et étayé. Conserver l’ensemble des correspondances et des relevés bancaires est essentiel.
Médiation bancaire : comment saisir
- Écrire d’abord au service réclamation de la banque.
- En l’absence de réponse satisfaisante, saisir le médiateur via le portail indiqué par l’établissement.
- Joindre les copies du courrier initial, des réponses reçues et des justificatifs utiles.
Procédure judiciaire simplifiée et pièces à produire
- Engager une action devant le tribunal judiciaire si la médiation n’aboutit pas.
- Constituer un dossier complet : copies de la loi et du décret, correspondances, relevés, pièces justificatives du montant contesté.
- L’accompagnement d’un professionnel du droit peut être utile pour évaluer la pertinence d’une action.
Modèle de lettre de réclamation formelle
- Objet : Réclamation pour facturation contestée de frais de succession
- « Madame, Monsieur, vous m’avez facturé des frais de succession de [montant]. En référence à la loi n°2025‑415 et au décret n°2025‑813, je considère que ces frais ne correspondent pas au régime applicable. Je vous demande leur réexamen et, le cas échéant, leur remboursement. À défaut de réponse, je me verrai amené(e) à saisir le médiateur bancaire. »
- Joindre les justificatifs et demander un accusé de réception écrit.
Conclusion : résumé d’action et étapes suivantes
Cette partie permet de récapituler les étapes principales à retenir pour faire valoir ses droits.
La réforme de 2025 constitue une avancée importante pour les héritiers. En identifiant les seuils d’exonération et les plafonds, chacun peut vérifier si les frais appliqués sont conformes. La méthode reste essentielle : documenter chaque démarche et s’appuyer sur les sources officielles aide à défendre efficacement ses droits.
Récapitulatif des démarches immédiates
- Réunir les documents justificatifs.
- Adresser la demande d’exonération ou de plafonnement à la banque.
- Conserver les preuves d’envoi et de réception.
- En cas de litige, contacter le médiateur bancaire.
Quand consulter un notaire ou un avocat
- En cas de désaccord entre héritiers ou de comptes détenus à l’étranger.
- Si la banque soulève des points juridiques complexes ou des contestations entre ayants droit.
Appel à l’action
- Consulter les textes officiels sur Service‑public.fr et Legifrance.
- Conserver une copie de toutes les correspondances avec la banque.
- Suivre les mises à jour publiées par les autorités pour vérifier l’application du dispositif.

