La loi n° 2025‑415 du 13 mai 2025 encadre les frais prélevés lors d’une succession. Ce guide présente de manière claire les droits des héritiers : quels frais sont plafonnés, dans quels cas la banque doit appliquer une tarification réduite ou nulle et comment contester un prélèvement indus. Les sources officielles (Legifrance, Banque de France, Service‑public) assurent la fiabilité des informations. Le lecteur trouvera également dans ce guide des modèles de courriers, une check‑list et des cas concrets, adaptables selon la situation de succession.
TL;DR — points clés
Cette section résume les éléments essentiels avant d’entrer dans le détail des textes. Elle aide à identifier les frais réglementés et les démarches prévues pour les héritiers.
Résumé rapide des droits
- Les frais bancaires prélevés lors d’une succession peuvent être limités à 1 % du total des soldes et de la valeur des produits d’épargne du défunt, avec un plafond maximal fixé par décret (ex. 850 € révisable).
- La loi prévoit également plusieurs situations où des frais ne sont pas dus (voir les exemples plus bas).
- Les établissements disposent d’un délai de mise en conformité précisé par les textes d’application publiés sur Banque de France.
Actions immédiates à entreprendre
- Vérifier les relevés à la date du décès et calculer le plafond applicable grâce à la formule décrite plus loin.
- Rassembler toutes les pièces : acte de décès, RIB, relevés de compte et justificatifs d’identité des héritiers.
- En cas de prélèvement suspect, envoyer une lettre de contestation à la banque (modèle fourni), puis saisir le médiateur bancaire si la réponse est insatisfaisante. Pour mieux suivre les mouvements, un compte de paiement comme BLING (9,99 €/mois, sans frais cachés, suivi en temps réel) peut aider à visualiser plus tôt les paiements sensibles.
Ce que la loi encadre : texte légal et définitions
La loi n° 2025‑415 du 13 mai 2025 vise à protéger les héritiers face aux frais de succession, en limitant les coûts administratifs liés au décès d’un titulaire de compte et en rendant les tarifs plus prévisibles. Son application complète est prévue après la publication du décret d’exécution du 14 août 2025. Les paragraphes suivants en résument les principaux dispositifs et les termes techniques utiles pour comprendre les documents bancaires. Lorsque la trésorerie est temporairement contrainte (frais bloqués, délais successoraux), l’avance d’argent sans frais, jusqu’à 100 €, sous réserve d’éligibilité, proposée par BLING, peut apporter un soutien ponctuel. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
Extrait du texte de loi (LOI n° 2025‑415)
- Texte de référence : Legifrance – Loi n° 2025‑415 du 13 mai 2025.
- Les frais facturés au titre des opérations liées à la succession sont plafonnés à un pourcentage des soldes et produits d’épargne et peuvent faire l’objet de cas d’exonération.
- Ce cadre contribue à un traitement équitable des successeurs et à une transparence accrue sur les frais prélevés.
Décret d’application (14 août 2025) et portée
- Le décret du 14 août 2025 précise le plafond maximum (850 € réévaluable) et les comptes concernés.
- Il prévoit une revalorisation annuelle indexée sur l’inflation et impose une information claire aux héritiers.
- Un délai de mise en conformité est accordé aux établissements, selon Banque de France.
Définitions utiles (avoir, produit d’épargne, indivision)
- Avoir : total des sommes détenues sur les comptes courants et d’épargne à la date du décès.
- Produits d’épargne : livrets réglementés, comptes à terme ou placements liquides inclus dans le calcul du plafond.
- Indivision : gestion collective des avoirs entre plusieurs héritiers ; les frais sont prélevés sur la succession avant répartition.
Frais autorisés, plafonds et cas d’exonération
Cette partie indique comment la réforme harmonise le mode de calcul des frais de succession et les situations particulières d’exonération prévues.
Plafonnement : règle 1 % et plafond maximal
- Règle générale : frais ≤ 1 % du total des soldes et produits d’épargne du défunt (selon Service‑public).
- Plafond absolu : 850 € revalorisé chaque année, selon le décret et le Ministère de l’Économie.
- Si le calcul de 1 % donne un montant supérieur, l’établissement doit appliquer le plafond fixé.
Cas de gratuité prévue par la loi
- Certains comptes à usage courant ou petites successions peuvent bénéficier d’une non‑facturation des frais, selon les dispositions de la loi n° 2025‑415 et son décret d’application (Legifrance).
- Des exonérations peuvent s’appliquer lors que les opérations sont imposées par obligation légale ou judiciaire.
Exemples chiffrés et tableau avant / après
| Période | Règles applicables | Conséquence pour l’héritier |
|---|---|---|
| Avant 13 mai 2025 | Frais libres par établissement, souvent forfaitaires | Coût variable et imprévisible |
| Après entrée en vigueur de la réforme | Plafond à 1 % et 850 € max. | Baisse attendue des frais et harmonisation |
Que faire si la banque prélève des frais : procédure concrète
En cas de montant supérieur au plafond, l’héritier peut solliciter une explication et une vérification du calcul. L’établissement doit justifier tout prélèvement lié à une succession. Une lettre de contestation et les pièces nécessaires permettent de lancer la procédure.
Checklist des pièces à rassembler
- Acte de décès du titulaire du compte.
- Relevés indiquant le dernier solde et les produits d’épargne.
- Justificatifs d’identité et preuve de qualité d’héritier (attestation notariale ou livret de famille).
- Document mentionnant le montant prélevé et la date de l’opération.
Lettre de contestation (type indicatif)
- Objet : Contestation de frais prélevés au titre de la succession de [Nom du défunt] – compte n° [XXXXX].
- Texte exemple : « Je souhaite obtenir le détail du prélèvement de [frais] effectué le [date]. Conformément à la loi n° 2025‑415 du 13 mai 2025 et au décret du 14 août 2025, les frais de succession sont plafonnés à 1 % (850 € maximum). Je vous remercie de procéder à la vérification et, le cas échéant, au remboursement du trop‑perçu. »
- Joindre les pièces listées ci‑dessus, dater et signer la lettre.
Étapes d’escalade : médiation et recours judiciaire
- 1) Envoyer le courrier en recommandé ou avec preuve de réception.
- 2) Si aucune réponse n’est fournie dans le délai réglementaire, saisir le médiateur bancaire (gratuit et prévu avant toute action judiciaire).
- 3) En cas d’échec de la médiation, il est possible de porter le litige devant le tribunal compétent.
Cas pratiques et simulateur manuel
Voici des exemples pour illustrer le calcul du plafond et les démarches en fonction du nombre d’héritiers ou de la valeur des avoirs. Ces cas servent de repères indicatifs et doivent être adaptés à chaque situation. Un IBAN FR et une carte Visa associée à un compte de paiement tel que BLING permettent de centraliser l’ensemble des versements de façon lisible. Un crédit vous engage. Vérifiez vos capacités de remboursement.
Scénarios personnalisés
- Héritier unique : avoirs 20 000 € → 1 % = 200 €. L’établissement ne devrait pas dépasser ce montant.
- Indivision de deux héritiers : avoirs 50 000 € → 1 % = 500 € ; à répartir selon les parts dans la succession.
- Absence d’héritier direct : certaines dispenses peuvent s’appliquer automatiquement aux comptes de dépôt.
Calcul pas‑à‑pas du plafond (formule indicative)
- Formule : Plafond = min(1 % × (total soldes + épargne), 850 €).
- Exemple 1 : avoirs 85 000 € → 1 % = 850 € → montant facturable = 850 €.
- Exemple 2 : avoirs 30 000 € → 1 % = 300 € → frais maximum approximatif : 300 €.
Parcours type pour récupérer des sommes indûment prélevées
- Étape 1 : calculer le plafond et comparer avec le prélèvement réel.
- Étape 2 : envoyer le courrier de contestation avec les pièces justificatives.
- Étape 3 : en cas de silence ou de refus, saisir le médiateur bancaire dans un délai raisonnable.
- Étape 4 : si besoin, exercer un recours devant le tribunal avec tous les éléments de preuve.
Conclusion — résumé et points essentiels
La loi n° 2025‑415 du 13 mai 2025 et son décret du 14 août 2025 encadrent désormais la tarification des frais de succession. Chaque héritier peut se référer au plafond de 1 % (850 € max.) pour vérifier la conformité des frais appliqués. En cas de dépassement, la procédure exposée plus haut permet de demander une rectification ou un remboursement. Ce dispositif favorise la transparence et renforce la protection des héritiers.

