Vous traversez une période de chômage et constatez que les frais bancaires pèsent sur votre budget. Plusieurs dispositifs peuvent permettre d’en obtenir la remise ou le plafonnement, à condition de connaître vos droits et d’agir méthodiquement. Ce guide présente, en langage clair, les démarches à entreprendre, les justificatifs à préparer et les recours possibles si votre établissement refuse. Vous y trouverez aussi des modèles de lettres et des conseils issus de situations réelles. L’objectif : vous aider à réduire progressivement vos frais et à retrouver un peu d’équilibre financier.
Que faire en priorité (résumé actionnable)
En cas de perte d’emploi ou d’incident bancaire, réagir rapidement peut augmenter vos chances d’obtenir une réduction des frais. Une organisation méthodique limite l’accumulation de coûts et montre votre bonne foi. Les actions ci‑dessous constituent un exemple de plan sur environ un mois : collecter les justificatifs, contacter la banque, puis préparer les recours dans les délais. Chaque étape peut s’adapter à votre situation (allocataire, en recherche d’emploi, bénéficiaire du RSA). Pour mieux suivre votre budget, le compte de paiement BLING fonctionne avec un tarif unique à 9,99 €/mois, sans frais cachés, et un suivi en temps réel pour anticiper les incidents.
Actions à J, J+7, J+30
- Jour J : contactez votre conseiller dès que possible, notez son nom et l’heure de l’appel, et demandez le gel temporaire des commissions d’intervention.
- J+7 : adressez une réclamation écrite avec vos justificatifs (attestation Pôle emploi, dernier relevé de situation, copie de carte d’identité).
- J+30 : sans réponse de la banque, renouvelez la demande et envisagez la saisine du médiateur bancaire. En cas de tension de trésorerie, l’avance d’argent sans frais, jusqu’à 100 €, sous réserve d’éligibilité, proposée par BLING peut constituer une solution ponctuelle, avec décision en quelques minutes et remboursement possible sur une période maximale de 62 jours. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
Pièces à préparer immédiatement
- Attestation d’inscription ou d’indemnisation Pôle emploi.
- Relevés bancaires couvrant la période des incidents signalés.
- Justificatifs de ressources complémentaires : RSA, aides d’urgence, attestations de soutien local.
- Copies des précédents courriers adressés à la banque.
Quels frais peuvent être remis et sur quelle base légale ?
Certains frais peuvent être négociés ou remis partiellement, selon votre situation et les règles applicables. D’après la Banque de France, des critères de fragilité financière permettent d’accéder à une offre spécifique avec plafonnement mensuel et annuel. Cette réglementation, relayée sur le site du Ministère de l’Économie, encadre notamment les frais d’incidents bancaires. D’autres frais, comme les commissions ponctuelles ou les agios, peuvent faire l’objet d’une remise partielle si votre dossier est documenté. Le suivi en temps réel du compte en ligne BLING peut aider à repérer plus tôt ces mouvements sensibles et à préparer le dialogue avec votre banque.
Frais d’incidents plafonnés et offre clientèle fragile
- La réglementation encadre les frais d’incidents pour les personnes reconnues en situation de fragilité financière (Banque de France).
- L’« offre clientèle fragile » prévoit un plafond mensuel et annuel sur ces frais ; vérifiez si votre établissement la propose et quelles conditions s’appliquent.
- Selon le Ministère de l’Économie, cette offre vise à favoriser une tarification plus équilibrée.
Autres frais susceptibles de remise
- Commissions d’intervention, lettres d’information et rejets de prélèvement : négociables dans certains cas, notamment en cas de baisse de revenus attestée.
- Agios et intérêts débiteurs : des remises ponctuelles peuvent être accordées sur demande écrite accompagnée d’un plan d’apurement.
- Frais de tenue de compte ou dépenses accessoires : leur suspension temporaire peut être envisagée selon la politique de votre établissement.
Sources officielles et textes utiles
- Banque de France : plafonnement des frais et protection des clients fragiles.
- Ministère de l’Économie : information sur les frais bancaires encadrés.
Procédure pas‑à‑pas pour demander l’exonération
Une demande claire et complète montre votre sérieux et peut faciliter un accord. La démarche comprend souvent trois volets : constituer un dossier solide, rédiger un courrier précis et échanger avec votre conseiller. Selon votre profil (chômage total, partiel, RSA ou recherche d’emploi sans indemnisation), certains justificatifs diffèrent. Privilégiez l’envoi en recommandé pour prouver la date et le contenu de votre demande.
Préparer son dossier : checklist selon profil
- Chômage total : attestation Pôle emploi, dernier bulletin de salaire, relevés récents.
- Chômage partiel : preuve d’activité partielle, relevés illustrant la baisse de revenus.
- Bénéficiaire du RSA : notification RSA, justificatif d’identité, relevés bancaires.
- Recherche d’emploi non indemnisée : preuve d’inscription Pôle emploi, justificatifs d’actions de recherche.
Courriers et email types (extraits utilisables)
- Lettre chômage total : expliquez votre situation, demandez la remise de certaines commissions et joignez vos justificatifs.
- Lettre chômage partiel : mentionnez la baisse de revenus, sollicitez une remise partielle et l’application de l’offre clientèle fragile.
- Lettre RSA : exposez votre situation et demandez la suppression ou la réduction des frais d’incident, avec documents à l’appui.
- Email court : précisez les pièces jointes, la période concernée et proposez un échange téléphonique.
Script de négociation à utiliser en agence/téléphone
- Présentez brièvement votre situation (date du chômage, incident rencontré).
- Soulignez la diminution de vos ressources et votre volonté de régulariser ou d’adhérer à une offre adaptée.
- En cas de refus, demandez la procédure de recours interne et l’adresse du service réclamation.
- Notez les interlocuteurs, consignez chaque échange et confirmez les engagements par écrit.
Si la banque refuse : recours concrets et contacts utiles
En cas d’absence de réponse ou de refus, vous disposez de recours gratuits prévus par la réglementation. Ils permettent à un tiers indépendant d’examiner votre dossier. Commencez par une réclamation écrite, puis saisissez le médiateur bancaire si le désaccord persiste. Des associations locales peuvent aussi vous accompagner dans la constitution du dossier.
Réclamation écrite et délais
- Envoyez votre réclamation en recommandé ou via l’espace sécurisé de votre banque.
- Conservez la preuve d’envoi et les copies des documents.
- La banque doit répondre dans le délai prévu par sa propre procédure (souvent quelques semaines) avant la médiation.
Médiation bancaire : comment saisir et modèles
- La médiation bancaire est gratuite et indépendante.
- Transmettez un dossier complet réunissant vos échanges et justificatifs.
- Consultez le site de votre banque ou celui de la Banque de France pour identifier le médiateur compétent.
Associations et aides locales à contacter
- Associations d’aide budgétaire, structures d’insertion ou points conseil budget.
- CCAS et services sociaux pour solliciter un soutien ponctuel.
- Accompagnateurs agréés pour planifier un apurement et assister lors de la médiation.
Comparatif pratique et alternatives financières
L’expérience diffère selon le type d’établissement. Les établissements traditionnels proposent parfois un accompagnement spécifique pour les situations de fragilité. Les services en ligne appliquent généralement des frais plus faibles mais négocient rarement individuellement. Dans tous les cas, vérifier l’existence d’une « offre clientèle fragile » reste essentiel pour choisir une solution adaptée. Des dispositifs d’accompagnement budgétaire ou de report de paiement peuvent compléter vos démarches.
Banques traditionnelles vs banques en ligne : tendance
- Les banques traditionnelles peuvent offrir un suivi personnalisé et accorder des remises exceptionnelles.
- Les services en ligne affichent souvent des frais réduits à l’origine, mais moins de gestes commerciaux.
- Avant de changer d’établissement, consultez les fiches tarifaires et conditions liées à la fragilité financière.
Solutions alternatives (accompagnement budgétaire, moratoire, aides)
- L’accompagnement budgétaire permet de présenter un dossier structuré à la banque.
- Un moratoire ou un échelonnement peut éviter d’aggraver un découvert.
- Les aides locales (fonds de solidarité, secours d’urgence) peuvent procurer un appui temporaire.
Conclusion : récapitulatif et prochaines étapes
Obtenir une exonération de frais en période de chômage suppose d’agir sans tarder et de justifier clairement votre demande. En suivant les étapes présentées – préparer le dossier, envoyer la demande, relancer, puis saisir la médiation –, vous maximisez vos chances d’obtenir un accord. Les textes officiels mentionnés précisent vos droits et soutiennent votre argumentation. Pensez aussi à solliciter un accompagnement local pour finaliser vos démarches et maintenir un dialogue constructif avec votre banque.
Checklist finale
- Rassembler l’attestation Pôle emploi ou la notification d’aide sociale.
- Préparer les relevés bancaires, courriers et preuves d’envoi.
- Envoyer la réclamation, puis relancer dans le mois suivant si nécessaire.
- Saisir le médiateur et contacter une association en cas de refus.
Appel à l’action
- Constituez votre dossier complet et contactez votre conseiller pour exposer la situation.
- Présentez vos échanges à une association locale pour sécuriser la médiation et obtenir un avis neutre.

